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LeWeb'12 : Qunb, vainqueur de la Start-up Competition, veut être le YouTube des datas

Publié par Thomas Pontiroli le jeudi 06 décembre 2012
Parce que Cyrille Vincey ne comprenait pas pourquoi aucune plateforme de données existait, il a décidé de fonder Qunb il y a un an. Passé par le Camping, cet ancien consultant veut faire de sa plateforme le YouTube des chiffres. Retour sur son projet, à l'occasion du Web'12 durant lequel il a gagné la Start-up Competition, parmi 500 dossiers déposés et 16 finalistes.

Bonjour, Cyrille Vincey. Vous avez été sélectionné par SAP dans le cadre du Start-up Focus Program ce qui vous a autorisé à utiliser leur base de données HANA. Désormais, on vous retrouve à la Start-up Competition du Web'12. D'où est venue l'idée de Qunb ?

Quand j'étais consultant, avant de lancer Qunb, j'étais très étonné et aussi frustré de ne pas trouver de plateforme d'agrégation de données quantitatives. C'est comme ça que l'idée de Qunb a germé. Notre plateforme répertorie des données publiques mais aussi payantes, qu'on peut consulter sous forme de graphiques simples, et surtout, c'est notre plus-value, les intercomparer avec toutes les autres données sur Qunb. Au début, on pensait se spécialiser sur un sujet, comme les transports. Finalement, on a décidé de faire de Qunb un YouTube des chiffres. Le but ultime est que les gens puissent l'utiliser comme un outil de business intelligence, mais sans s'en rendre compte. Parce que 99% des gens ne peuvent pas utiliser les données existantes car c'est trop compliqué.

Quels sont les clients de Qunb ? Et comment comptez-vous gagner de l'argent ?

Nous ciblons d'abord les entreprises, et les grands comptes. Ce que nous leur disons, c'est : venez mettre vos données chez nous, nous les rendrons visualisables et comparables avec les autres. Nous visons des clients de deux types : les éditeurs de données spécialisés dans la veille et les études de marché, comme Kantar Media et Opnion Way. L'idée est qu'en agrégeant leurs données, un client n'aura pas besoin d'acheter toute l'étude pour consulter juste ce qui l'intéresse. Il pourra cibler sa recherche, et la comparer bien sûr à toute la base déjà en place. Et puis les données sont directement manipulables, via les graphiques. Ici, on met à disposition notre technologie en licence SaaS. Deuxièmement, notre business model se base sur des grands comptes, qui ont des données internes, et qui voudraient les comparer avec des données externes. Enfin, des fonctionalités freemium pour gérer la visualisation des données seront proposées.

Vous avez eu la chance de passer par le Camping. Aujourd'hui, vous êtes présent au Web. Quel est le chemin parcouru depuis ?

Le Camping nous a permis de trouver les bons mentors qui ont boosté le projet. Pendant la phase d'accélération, on a pu lever 500 000 euros auprès de trois Business Angels. On est aussi passé d'une équipe de deux, donc moi-même etJean-Baptiste Théard, à une équipe de douze. Ça n'a pas l'air en apparence, mais la technologie sous Qunb est incroyablement complexe et a demandé des innovations faramineuses. On a dû recruter des personnes très qualifiées, diplômées de Polytechnique, Centrale, l'ENS, on a même un docteur en mathématiques. On a également eu la chance de participer au programme de SAP pour bénéficier de leur solution HANA afin d'exploiter les données, c'est un outil vraiment très puissant. Sinon, financièrement, on n'est pas en recherche active de fonds. Il y a, malgré ce qu'on dit, de bonne possibilités de leviers en France. Le plus dur est l'amorcage. Mais ensuite, avec Oséo, le Crédit d'impôt recherche et le statut de Jeune entreprise innovante, cela aide pas mal.

Quels sont les objectifs de Qunb pour 2013 ?

L'enjeu est de passer à l'acte. On vient de lancer YouTube for Data, notre plateforme permettant d'envoyer ses propres données afin de les comparer aux autres. Ça, c'était il y a seulement deux jours. LeWeb va nous permettre de gagner en visibilité et en contacts. Nous cherchons maintenant les premiers utilisateurs qui voudront éprouver le produit. Mais à terme, l'ambition est clairement de gagner le marché américain. Le secteur des études de marché représente 73 milliards de dollars, dont plus de la moitié sont aux États-Unis, et 80% des fournisseurs de données, comme Gartner ou Nielsen, sont là-bas aussi. D'ici l'été 2013, on ouvrira un bureau à Boston. Le but est d'être dans l'oeil du cyclone.

Qunb
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