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La Medialab Session veut lancer des start-up média en 48 h

Publié par Thomas Pontiroli le jeudi 21 mars 2013
Après une première expérience à Nantes en 2012, la Medialab Session s'invite à Paris. L'objectif est de réunir journalistes, entrepreneurs, développeurs et designers le temps d'un weekend autour d'un projet de start-up média. Poussés par des mentors, ils finissent par présenter leurs travaux à des investisseurs.

Romain Saillet
Romain Saillet, fondateur Medialab Session
Le concept de la Medialab Session est de créer une start-up média en 48 heures. La tâche paraît titanesque mais l'objectif est avant tout de poser les bases d'un projet, pourvu qu'il soit novateur. À la barre de ce Start-up Weekend à la sauce journalistique, Romain Saillet, fraîchement diplômé en management des médias à Nantes. C'est d'ailleurs dans sa ville qu'il a lancé la bêta de la Medialab Session, en mai 2012. L'événement s'exportera aussi à Bruxelles en mai.

Sur quatre projets, deux existent toujours, dont 102heures.fr, qui propose aux personnes intéressées de suivre une enquête journalistique durant une semaine. « On ne pensait pas que les choses iraient si loin donc on a un peu manqué le coche sur l'accompagnement », confie l'instigateur de la Medialab Session. Pour l'édition parisienne, qui se déroule du 22 au 24 mars dans les locaux de Sup'Internet, les moyens ont été revus à la hausse.

Cette fois, l'équipe de mentors a été renforcée. Un partenariat a été noué avec le site de financement collaboratif KissKissBankBank. Un autre conclu avec le pôle de compétitivité numérique Cap Digital. L'un facilitera les financements d'amorçage pour les projets retenus. L'autre mettra à profit son réseau. Quatre Business Angels seront aussi conviés. Au cas où un projet de média retenait particulièrement leur attention.

L'enjeu de base reste toujours la collaboration entre différents métiers : journalistes, développeurs, designers et entrepreneurs. Sur les 50 participants, un peu moins de vingt sont issus des médias, « sont généralement en freelance et ont des projets plein la tête ». Il y a aussi dix développeurs, dix entrepreneurs, et quatre designers. « Souvent, les idées naissent dans le duo journaliste et entrepreneur », observe Romain Saillet.

Essayer d'élaborer un prototype en 48 heures

Parmi eux, tous ne viennent pas start-up sous le bras. « Certains se présentent pour mettre leurs compétences au service des autres », indique Romain Saillet, quand « d'autres viennent déjà en équipe ». Il y en a deux cette année. Le vendredi, chacun présente ses idées lors d'un pitch commun, et fait part de ses besoins pour constituer une équipe. Une fois les groupes constitués, ils s'affairent ensemble en vue de sortir un prototype.

Pour espérer recevoir le meilleur accueil du jury lors de la présentation finale le dimanche soir, et envisager d'éventuelles retombées côté investisseurs, le projet doit être le plus avancé possible. La ligne éditoriale doit être claire. Le business plan être cohérent et porteur. Les équipes sont également tenues d'avoir confronté leurs idées à la communauté. Enfin, présenter si possible un prototype jouera bien sûr en leur faveur.

À ceux qui trouvent cela improbable d'atteindre cette phase en 48 heures, l'organisateur répond que l'an dernier, une équipe était déjà en capacité de vendre son produit. Mais il précise que cette équipe était venue avec un concept assez mûr. Ce cas extrême mis de côté, Romain Saillet explique qu'au-delà de monter son projet, les participants « se prennent surtout une claque et reçoivent des bases pour monter une start-up ».
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