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Les études se suivent et se ressemblent. La conclusion est toujours la même : le marché du Cloud Computing bénéficie d'une forte croissance. « Malgré les incertitudes économiques actuelles, IDC prévoit que les fournisseurs de services Cloud - à la fois publics et privés - seront parmi les plus dépensiers parmi les fournisseurs de produits et services IT », estime Richard Villars, vice-président systèmes de stockage chez IDC. Cette évolution concerne notamment la France. Selon l'étude « Cloud France 2011 : le marché des services informatiques dans le nuage », réalisée par le cabinet Pierre Audoin Consultants (PAC), le marché hexagonal devrait atteindre plus d'1 milliard d'euros cette année avec une progression de près de 30 % en un an. La part des dépenses Cloud dans les dépenses informatiques globales devrait passer de 4% en 2010 à 20% à horizon 2020.
- Pour un rappel des principaux acteurs et notions concernés, voir Comprendre le Cloud Computing : acteurs et enjeux
HP s'attaque à Amazon
Cette acquisition intervient quelques mois après le rachat de RightNow Technologies par Oracle. En déboursant 1,5 milliard de dollars, Oracle entend damer le pion à son concurrent direct dans les solutions de gestion de clientèle, Salesforce.com. Oracle veut offrir « aux clients un large panel de solutions Cloud, incluant l'automatisation des forces de ventes, les ressources humaines, la gestion des talents, le réseautage social, les bases de données et Java comme parties d'Oracle Public Cloud ». On est loin des propos quelque peu « méprisants » de Larry Ellison, le PDG de Oracle. En septembre 2009, il qualifiait le Cloud Computing de concept marketing qui englobe tout et n'importe quoi.
D'autres acteurs tout aussi importants se sont également lancé sur ce créneau. Cet été, Dell a lancé... Dell Cloud avec Vmware. L'offre s'appuie sur VMware vCloud Datacenter Services pour des offres publiques, privées et hybrides. HP s'intéresse aussi à l'informatique dans les nuages. Début 2011, il a lancé son offre Cloud Hybrid Delivery. Le californien va aussi s'attaquer aux ténors du IaaS (Infrastructure-as-a-Service). En septembre dernier, il a lancé une version bêta de HP Cloud Compute Object Storage qui devrait être le concurrent direct des Amazon Web Services et d'EC2 mais aussi des offres de IBM, Microsoft et Rackspace.
Dernier larron à proposer ses services, Dropbox. Fin octobre, la société a décidé de commercialiser une formule ciblant les petites entreprises. Baptisée Dropbox for Teams, elle coûte 795 dollars par an pour 5 utilisateurs qui bénéficient d'une capacité de stockage d'1 To sur les serveurs configurés sur ceux d'Amazon S3.
Plus vite, plus efficace
Face à l'arrivée de ces nouveaux prétendants, les « pionniers » du secteur (Amazon, Google, IBM... ) veulent maintenir leur leadership. Tous se vantent d'avoir l'offre la plus complète, la plus facile à gérer et la plus rapide ! Ces poids lourds multiplient surtout les versions et déclinaisons afin de satisfaire tous les besoins des entreprises, qu'il s'agisse d'une multinationale ayant de nombreuses filiales ou d'une PME.
Très actif dans le domaine avec son offre Azure, Microsoft a ainsi publié en octobre dernier une mise à jour de Windows Intune, son service cloud d'administration de parc informatique destiné aux TPE/PME de moins de 500 postes. Cette nouvelle version permet notamment d'installer à distance la plupart des logiciels de l'éditeur. De son coté, IBM met en avant son Cloud Workload Deployer, un logiciel permettant de concevoir et de déployer des architectures Cloud Privé de manière rapide et efficace.
A propos d'efficacité, Google a annoncé mi novembre la fin de la version bêta de son service Cloud d'analyse de données en volume, BigQuery. Selon le moteur de recherche, ce service (gratuit pour le moment) permet aux entreprises d'injecter de vastes quantités de données dans le Cloud, d'opérer des requêtes précises sur ces mêmes données, et d'en extraire des analyses.
